vers un enseignement agile

Comment se déroule une séance ?

Une séance est rythmée par des longueurs. Des sessions de 25 minutes entrecoupées de pauses de 5 minutes. La pause de 5 minutes est remplacée par une pause de 15 minutes toutes les 2 heures.

Le timer est à la responsabilité de l’enseignant. Nous demandons aux étudiants de respecter strictement ce timer. Il faut donc qu’ils aient un accès visuel au temps restant.

Une séance se déroule souvent de la façon suivante: la première longueur est réservé à l’installation et à la compréhension du problème à aborder durant le sprint. Le temps de commencer à lire le cours associé et la première pause est déjà là.

Ce temps de pause est important, il permet d’assimiler les informations liées au problème du jour. Dès la deuxième longueur, les étudiants commencent le travail effectif, jusqu’à l’avant dernière longueur. Ce qui fait 6 longueurs sur un sprint de 4h. La dernière longueur est réservé à la finition de la tâche en cours, à la sauvegarde des données et à la rédaction du tweetback board (10 minutes).

Lors de la première séance, les deux premières longueurs sont réservés à l’installation:

  • explication du projet
  • explication de l’approche ALPES
  • création des outils pour chaque binôme (task board, planning board, tweetback board)
  • récupération du cours et du projet.

Les deux tâches d’explication prennent vite une longueur. La création des outils également.

L’ensemble des boards est ramassé par l’enseignant à chaque fin de séance. On demande donc aux étudiants d’écrire leurs noms et prénoms sur les boards. Ramasser ces boards permet à l’enseignant de suivre l’avancement du projet et de récupérer les tweetback boards.

Les longueurs sont parfois coupés par des relais. Nous recommandons d’annoncer par avance les relais. Par exemple, nous annonçons à la fin d’une longueur qu’au début de la prochaine longueur nous allons faire un relai sur un problème particulier.

La création des boards

Créer les boards n’est pas une mince affaire. Tout est basé sur la création de users stories venant des approches agiles ( Extreme Programming ).

Les users stories doivent être indépendantes. Ensuite, nous décomposons ces user stories en tâches atomiques.

Par exemple pour notre cours de SGBD (système de gestion de base de données), nous réalisons la base de données d’un doodle, l’outil de planification de réunions. L’une des users stories est « Un agent crée un évènement ». Pour cette user story, nous définissons 5 tâches : Lecture du cours, écriture du test, modélisation de l’architecture, création de la base de données, écriture des requêtes SQL associées.

Conséquences de l’approche sur un cours

Un cours selon l’approche ALPES est plus rythmé qu’une séance de cours classique. C’est une conséquence que nous avions largement sous-estimée lors de nos premières expériences.

Nous avons identifié quelques éléments qui nous ont permis de comprendre ce phénomène.

  • La longueur donne aux étudiants une sensation de grande liberté. Ils se sentent moins pris par le temps. Nous le savons bien, on travaille mieux quand on se sent libre.
  • Les tâches à réaliser sont indépendantes. Un étudiant bloqué sur un problème n’attend pas que l’enseignant intervienne, il peut travailler sur d’autres tâches.
  • Le cours électronique leur permet d’assimiler les connaissances à leur rythme et non au rythme imposé par l’enseignant.

Ainsi un cours selon l’approche ALPES nécessite un investissement particulier de l’enseignant. Cet investissement est largement récompensé !