ALPES in Chile (ANDES)

ALPES was exported in Chile. There, ALPES was adapted and renamed into ANDES, thanks to Johan Fabry.

Here is the feedback of Johan about the integration of ANDES into his course:
« ANDES is doing fine, the integration with Pomodoros is working well, the students and me can track the time spent on various tasks, and now they are also doing time estimation per task and learning from that. Plus they have to switch roles at each pomodoro and I am strict about that. All the kanban boards are online on the blogs of the students so you can have a look, the links of the blogs with an explanation of each project are below. For longer-term planning they had to do a separate blog post at the beginning of each iteration (we have 2 iterations of 3 weeks each) and that works out relatively well. I will have to think about making it more physical next year because now it is a bit hidden.

  • Group 1 is making RQT_ENV, a GUI tool to manage the ROS environment variables, with validation of environment variables and easy switching between robot configurations (instead of commenting and uncommenting variables). Their latest blog post is here.
  • Group 2 is making General Teleop, the (keyboard) teleop to rule all teleops. It’s a teleop that can control any robot, it just needs to be configured with what keys should send what messages to which topics. It will come with a set of configurations, e.g. one for the Turtlebot. Their latest blog post is here.
  • Group 3 is making Rostopic Mobile: a web interface to rostopic that also includes an improved visualization a la rqt_graph. It should be usable from any web browser but the focus is on tablets and phones. Their latest blog post is here.
  • Group 4 is reimplementing rqt_graph, in a project called RQT-GraPharo, to drastically improve the usability of rqt_graph by having better interactivity with the graph and also allowing more detailed inspection, as well as sending of messages. Their latest blog post is here.

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https://www.instagram.com/p/7dlDJ7j8z2kQp4nlJ38d86KOHa6-8hY5eY1KY0/

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Tweetback: Revue de Sprint

Dans l’approche agile SCRUM, il existe un moment privilégié pour faire le point d’avancement à la fin de chaque sprint. Ce moment est appelé revue de sprint. Il permet notamment d’évaluer ce qui a été réalisé et la manière de le faire. Ainsi, l’équipe peut ajuster la suite du projet.

Il y a une forme de revue dans les cours ALPES. On appelle cela Tweetback. Dans une session avec 30 étudiants, il est difficile de faire un retour sur chaque avancement de projet, on a donc choisit de faire un feedback court structuré, d’où le terme tweetback, fusion de tweet et feedback. Dans le tweetback, nous posons 3 questions: Qu’est ce que j’ai appris, qu’est ce qui me pose problème, est ce que les problèmes de la précédente séance sont résolu et comment. On limite le nombre de réponses à 3 items par question. Ainsi, en tant qu’enseignant, on peut lire tous les tweetbacks entre les séances, et les étudiants prennent le temps de prendre du recul sur leurs travaux.

Longueur et Relai font partie des ALPES

Afin de clarifier et d’éviter les comparaisons avec d’autres approches agiles, nous avons décidé de renommer certains termes des ALPES.

Pomodoro –> longueur

Ainsi les pomodorii sont renommés en longueurs. La technique du pomodoro est une mise en application d’une TODO list avec une gestion du temps. Elle utilise des indicateurs de performance et mets en place des activités d’amélioration.

Pour ALPES, nous n’utilisons que la partie gestion du temps, c’est à dire la décomposition du temps de travail en 25+5 minutes. Ainsi, nous souhaitons par ce changement de terme différencier notre pratique de la technique Pomodoro.

Dojo –> relai

Tous comme le terme précédent, nous voulons mettre en valeur ce que nous appelions dojo comme un relai. Un relai est un point d’encrage, c’est un élément de stabilisation. C’est un point d’arrêt sur une longueur.

Pour ALPES, il permet de consolider les connaissances et de partager l’expérience.

Nouvelle organisation d’un sprint en plusieurs longueurs

ALPES propose dans sa version initiale d’organiser un cours en sprint.
Chaque sprint est une session de cours. A Mines de Douai, les sprints sont d’une durée de 2 heures pour les CM et TD ou 4 heures pour les TP.
Ce découpage nous avait permis de décomposer le sprint en longueurs de 25 minutes + 5 minutes de pause. Ainsi, les sprint duraient 4 ou 8 longueurs. Ces longueurs basées sur la technique du Pomodoro nous permettent d’organiser efficacement notre temps.

A Mines Saint-Etienne, ALPES est en train d’être mise en place. Lors de la préparation du cours, nous nous sommes confrontés à une autre organisation du temps de travail. Les sprints dans cette école sont d’une durée de 1 heure 30 minutes, les groupes seront de 15 élèves. De plus les enseignants souhaitent ajouter un stand-up meeting et un tweetback à chaque session.

Partant sur les longueurs de 25+5, nous avons dû nous rendre à l’évidence: le temps manquera aux étudiants pour la réalisation du projet.

Ainsi après réflexion, nous avons proposé une nouvelle organisation des sprints en deux longueurs: 35+5+10+35+5. En voici le détail: les étudiants commencent par 35 minutes de travail, ils réalisent une ou plusieurs tâches du projet. Cette première longueur est suivie par 5 minutes de pause. Cette pause permettant de prendre du recul et de se détacher du travail en cours, nous pouvons organiser un stand-up meeting de 10 minutes. Il consistera à faire remonter des problèmes et des avancées sur les projets. Suite à cette réunion, un relai pourra être organisé. La deuxième longueur de 35 minutes devrait permettre aux élèves de continuer et de résoudre les quelques problèmes qu’ils ont pu rencontrer. Le sprint se finit avec un tweetback de 5 minutes, posant un état de la situation en fin de sprint.

Nous testerons cette approche dans quelques semaines. A ce moment-là, nous pourrons avoir du retour sur le rythme et sur cette nouvelle organisation.

Merci à Mines Saint-Etienne pour cette session de travail !

Mise en place d’ALPES à Saint Etienne

Suite à la formation ALPES du mois de Juillet à Mines Saint Etienne, ce vendredi 4 septembre nous retournons sur nos traces et formons une cordée. La mise en place sera rapide car cette session d’une demi-journée est prévue pour une mise en application dés le 16 septembre durant 10 séances.

La cordée réunira 10 enseignants et nous sommes particulièrement enthousiastes face à cette nouvelle expérience.

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maj: La cordée en plein travail de réflexion pour la construction des User Stories.

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La nouvelle génération d’experts: les slashers

Un slasher est une personne qui cumule les activités et les fonctions. Il va décrire son (ses) activité(s) par une suite de termes séparés par des slashs. De cette façon, la fonction d’un slasher sera « activité 1 / activité 2 / activité 3 ». Un exemple ? « enseignant innovant / chercheur en informatique / alpiniste ».

Pourquoi parler de slasher ici ? Slasher représente l’agilité, la rapidité, l’ouverture d’esprit, la capacité de changer de casquette et c’est l’assurance de ne jamais s’ennuyer.

Est-ce une rupture ? Probablement. La génération Y se différencie par l’accès à l’information constante (Internet). Elle cherche à être active. La spécialisation comme l’entend la génération précédente n’est plus d’actualité. Les individus de la génération Y veulent du fun et un travail proche de leurs valeurs personnelles, parfois au détriment du salaire. Ils segmentent donc leurs activités.

Tout comme les pratiques agiles viennent modifier le fonctionnement de l’entreprise, le slasher ajoute ses propres contraintes: Il a des compétences, il souhaite les utiliser. L’entreprise aura des difficultés à le canaliser sur un sujet ou une activité unique. Un slasher va facilement avoir une activité principale, être auto-entrepreneur et avoir une activité prenante pour ses week-ends.

Alors qu’en est-il de l’enseignement et de la pédagogie ? L’innovation pédagogique doit absolument prendre en compte les changements de comportements des étudiants. Cette génération Y est actuellement dans nos salles de cours. L’approche ALPES répond en partie à leurs attentes, mais nous devons aller plus loin. Notamment nous encourageons la transversalité des enseignements et un décloisonnement de ce que l’on appelle les « matières enseignées ».

Consultant, Coach, Formateur, Guide

Le consultant est un expert dans un domaine précis. Il maîtrise et il propose au client des « méthodes » sur un ou des sujets particuliers.
Il intervient à la demande du client sur un besoin présent.
Le client fait appel à son expertise qu’il juge utile ou nécessaire pour résoudre un problème qu’il a préalablement identifié. Le client va donc utiliser le consultant et ne pas s’approprier la méthode. Le consultant garde sa compétence et ne cherche pas à la transférer au client.

Le coach est un professionnel de l’accompagnement. Il cherche à construire l’avenir. Son centre d’intérêt est le client. Le coach n’est pas un expert technique (bien qu’il puisse l’être) mais un expert des processus. Il va aider le client à identifier le chemin à suivre pour atteindre un objectif. Le coach est une personne de confiance sur lequel le client peut se reposer sans pour autant lui laisser le pouvoir de décision. Le coach a une présence bienveillante, le client reste le pilote de son projet.

Le formateur a pour objectif de transférer une compétence qu’il possède. Le client acquiert cette compétence et devient autonome. Le formateur, comme le consultant est un expert de son domaine. Il possède également des compétences pédagogiques qu’il va utiliser pour un meilleur transfert de son savoir et de son savoir-faire aux apprenants.

Le guide est en partie un accompagnateur, en partie un formateur. Le rôle qu’on lui associe est différent de celui de coach. Comme les guides de haute montagne, le guide est rattaché à une cordée (représentant un projet). Il est donc hautement impliqué dans le projet (En alpinisme, sa vie en dépend !). La cordée est constituée des clients, et d’un ou plusieurs guides, chacun avec sa spécialité. Le guide est spécialiste, expert d’un domaine, comme le consultant. Il est aussi spécialiste des processus comme le coach. Il accompagne ses clients dans l’ascension de leurs projets en prenant les voies les plus adaptées à leur niveau d’expertise. Le guide est responsable de la cordée, le client est responsable du projet. Tout comme le guide de haute montagne, de bonnes capacités physiques, techniques et morales sont ses caractéristiques.

Formation ALPES à Saint Etienne

ALPES sera présentée par Jannik LAVAL à l’école des Mines de Saint Etienne le Jeudi 9 Juillet à 16h. La formation a pour objectif de créer une communauté et de fédérer les enseignants autour des pratiques agiles. Celle de Saint-Etienne sera la deuxième de la tournée des écoles des mines et des télécoms, après celle faite en juin à Brest par Mathieu Vermeulen.

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ALPES au colloque QPES 2015

ALPES sera présenté par Mathieu Vermeulen au Colloque QPES 2015  à Brest le mercredi 17 juin à 16h. L’article est un retour d’expérience sur l’application des ALPES dans un cours de Base de données à l’école des Mines de Douai. L’article est téléchargeable sur HAL.

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LES A.L.P.E.S. : APPROCHES AGILES POUR L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, Retour d’expérience en école d’ingénieurs
Mathieu Vermeulen, Anthony Fleury, Kathy Fronton, Jannik Laval

Résumé:
Une équipe d’enseignants propose d’introduire des méthodes de gestion de projet issues du monde de l’entreprise (extreme et pair programming, SCRUM) dans les dispositifs pédagogiques en école d’ingénieurs. Ces approches, dites agiles, offrent une manière innovante d’enseigner. L’introduction des approches agiles a été bien accueillie par les étudiants. Nous décrivons, dans cet article, l’approche utilisée et le retour obtenu.